Curtis Marea, professeur à l'Institut d'étude de l'évolution humaine et des changements sociaux de l'Université d'État d'Arizona, nous livre ses hypothèses

 La plus grande vague de migrants a déferlé sur le monde il y a environ 100 000 ans. À cette époque, Homo sapiens quitte l'Afrique et aborde l'Eurasie. Ce petit pas pour l'humanité marque le début d'une expansion inexorable : nos ancêtres finissent par gagner tous les continents et de nombreux archipels. Sur leur route, ils rencontrent d'autres espèces humaines, tel Néanderthal, qui disparaissent toutes, à l'instar d'un grand nombre d'espèces animales. Le passage en Eurasie d'Homo sapiens est sans doute l'événement migratoire majeur de toute l'histoire de l'humanité. Mais pourquoi l'espèce Homo sapiens, l'« homme moderne », est-elle la seule à avoir suivi ce chemin ?

 

Splendeurs du cosmos photographiées par des astronomes amateurs. Des planètes de notre Système solaire, les nébuleuses de la Voie lactée, des amas d'étoiles ...

Le top 12 des plus beaux phénomènes astronomiques

 

 

Le grand physicien Stephen Hawking est décédé le 14 mars 2018. Véritable légende de la physique, il fut aussi un talentueux vulgarisateur de ses travaux de recherche : trous noirs, théorie des supercordes, rayonnement de Hawking, théorèmes sur les singularités... 

Cet astrophysicien né le même jour que Galilée (un 8 janvier) et décédé le jour où Albert Einstein aurait eu 139 ans, aura impacté et renouvelé l'héritage de ce dernier probablement plus que tout autre jusqu'à maintenant (à l'exception peut-être de Roger Penrose et John Wheeler) en ce qui concerne la relativité générale et le problème de sa réconciliation avec la théorie quantique.

Il a aussi défié la maladie de Charcot et la mort (Voir films et documentaires  A Brief History Of Time, d'Errol Morris, Une merveilleuse histoire du temps, avec Eddie Redmayne et Felicity Jones, un téléfilm de la BBC (nettement plus fidèle à la réalité que Une merveilleuse histoire du temps), dans lequel Benedict Cumberbatch joue le rôle de Stephen Hawking.

  A la question d’une récente enquête quant à savoir si, tout bien considéré, ils pensaient que le monde allait mieux ou moins bien, ou ni l’un, ni l’autre, ils n’étaient que 10% des répondants en Suède à estimer que les choses s’amélioraient, 6% aux Etats-Unis et 4% en Allemagne. Peu de gens pensent que le monde va mieux.

 Pour répondre à la question de savoir si le monde va mieux ou moins bien, il convient d’adopter une perspective historique et de considérer le monde dans sa totalité, de prendre en compte l’évolution des conditions d’existence de l’ensemble des êtres humains qui peuplent la planète.

 C’est ce qu’a fait Marc Roser dans un article publié par Our World in Data, une publication en ligne basée à l’Université d’Oxford et ayant pour objet les changements du niveau de vie global.