Quelques notes et documents recueillis au fil des cafés philo (jusqu'en 2018) et des conférences

Ces femmes qui ont contribué à la pensée humaine

Lors de la conférence donnée par Daniel Ramirez, ont été évoquées :

Ipatie d'Alexandrie, Hildegarde de Bingen, Mary Wollstoncratft, Hariett Stuart Mill, Maria Montessori, Simone Weil (la philosophe), Simone de Beauvoir, Anna Arendt, Judith Butler, Martha Nussbaum, Ester Duflo... Et tant d'autres ...

 Ont été également citées : 

Georges Sand, Marie Curie, Louise Michel, Olympe de Gouge

Un ami d'AGIR RELIANCE nous fait partager sa recherche sur ces quatre femmes qui ont contribué à la pensée humaine

 

 

 

LE DESIR, cette force qui nous fait prendre des risques

Introduction au sujet

 En tout être est présente une force qui se tire de soi, une puissance d'exister,

« Idée révolutionnaire, que Baruch  Spinoza nomme « conatus », l’essence intime de chaque chose » dans son œuvre : L’Ethique -1677.

L’aspiration à l’augmenter, à l’étendre indéfiniment se manifeste chez l’homme par le désir sous toutes ses formes.

 Force d’exister, force du désir qui serait la clef de toute joie, de l’épanouissement, du plaisir, de la béatitude…Et qui peut, dans un cheminement de vie, se développer ou se réduire, car aussi bien nous pouvons cultiver la tristesse plutôt que la joie, le nuisible plutôt que l’utile …

Nous tenterons de comprendre cette force, illimitée, irraisonnée, ce désir qui nous fait prendre des risques, nous dépasser.

 Nous le soumettrons par le débat au travail de notre raison, pour atteindre une certaine forme de sagesse …

Thèmes abordés

Nous appellerons DESIR, dans le sens philosophique, une tension vers un but considéré comme une source de satisfaction.

« Savons-nous habiter notre corps ? »

Introduction au sujet

La question du corps est multiple. Il est à nous-mêmes une énigme. Il est fragile et son caractère concret ne l’empêche pas d’être subtil.

Le corps constitue à la fois le support de notre existence, l’expression d’une puissance du soi, un instrument que l’on maîtrise, un objet qui change au gré du temps, un objet qui fait face à des sujets qui le perçoivent…

 Notre corps est la part de nous qui est exposée aux autres, ils peuvent ignorer ce que nous pensons mais on ne sait jamais ce qu’ils voient de nous en nous voyant. C’est qui fait dire à Sartre (mort 1980) « au cœur de soi se trouve une forme d’étrangeté à soi »

« Etre corps c’est d’une part se tenir, être maître de soi et d’autre part se tenir sur terre, être dans l’autre et par là, être encombré de son corps » (E Levinas, Totalité et Infini – mort 1995)