L’homme, être de nature ou de culture ?

 

La culture désigne un ensemble de productions artificielles par lesquelles l'homme s'écarte de la nature, de sa nature peut-être. En tous les cas elle induit une transformation par rapport à ce que l'homme est de manière innée, à l'origine, comme individu et comme espèce. Dès lors, que peut-on penser de ce processus? La culture fait-elle l'homme ? Peut-on dire qu'elle le transforme au point d'en faire ce qu'il est ? L'homme ne devient-il lui-même que grâce à ce processus de transformation qu'est la culture ? Au contraire, la culture ne peut-elle pas être pensée comme une simple variation qui ne fait que permettre à l'homme de développer une nature qui, fondamentalement, ne change pas? Ou, au contraire encore, peut-on craindre ou constater que la nature "défait" l'homme, le dénature?

Réflexion sur le transhumanisme

 

L’humanité serait-elle en marche vers le meilleur des mondes  ?

 Depuis le 17ème siècle, les Hommes vivent trois fois plus longtemps. Certains chercheurs travaillent aujourd’hui à atteindre l’immortalité ….

 Le transhumanisme est un mouvement culturel et philosophique qui prétend qu'il est souhaitable et  possible, d'améliorer l’humanité par la science, la technologie, les biotechnologies, l’électronique, la robotique et aussi la spiritualité, de la libérer de ses limites biologiques, de surmonter l’évolution naturelle. Cela pourrait signifier changer l'humain, le libérer des contraintes de sa condition, comme le handicap, la souffrance, la pauvreté, la maladie, le vieillissement, la mort...

 En quelques décennies nous aurons radicalement modifié notre rapport aux technologies, à l’intelligence, aux savoirs.. 

 Espoir, inquiétudes, réalité, fiction ? d’innombrables et passionnantes questions se posent sur ces perspectives.

Introduction au sujet

 

La conscience... n'est pas un long fleuve tranquille

Être conscient lorsque nous agissons, éprouvons quelque chose, réfléchissons, etc. c’est posséder simultanément une connaissance de ces actes, sensations, réflexions. Cette connaissance peut avoir tous les degrés de clarté, depuis le sentiment le plus vague jusqu’au savoir le plus évident.. Conscience du monde, comme attention ou sensibilité à ce qui se passe en dehors, conscience de soi comme état intérieur ou sentiment de notre existence,  conscience morale, permettant de distinguer le bien du mal et ayant un but principalement pratique … Et il y a bien sûr l’inconscient et aussi la réflexion sur soi, la connaissance des mécanismes de l’intériorité que, de nos jours, la psychologie entreprend de dévoiler…

 

 L’UTOPIE

Recherches sur le sujet

 Le mot « utopie » apparaît pour la première fois au XVIème siècle. C'est Thomas More qui l'invente lorsqu'il écrit en 1516 son “Court traité sur la meilleure forme de gouvernement”.

Du grec "u", préfixe négatif, et "topos", endroit, "utopie" signifie donc "qui ne se trouve nulle part".

 Dans le langage courant actuel, "utopique" veut dire impossible ; une utopie est une chimère, une construction purement imaginaire dont la réalisation est, a priori, hors de notre portée. Or, paradoxalement, les auteurs qui ont créé le mot, puis illustré le genre littéraire inventé par Thomas More en 1516, avaient plutôt pour ambition d'élargir le champ du possible, et d'abord de l'explorer

 Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que le sens courant actuel s'impose et que l'utopie en vient à désigner un projet politique ou social qui ne tient pas compte de la réalité. Pour quelques-uns, que justement la "réalité" n'enthousiasme guère, il s'agit là d'une qualité essentielle ; plus généralement, un glissement s'opère, faisant de l'utopie un projet irréalisable, voire irréaliste. En témoignent les renvois synonymiques donnés par le Petit Robert à l'article "utopie" : chimère, illusion, mirage, rêve, rêverie…

  La notion d’Utopie comprend plusieurs dimensions :