Retour sur le café-philo du 13 décembre 2016

Il fait bon rire …


De quoi et pourquoi rions-nous ?

Peut être parce que nous sommes gais, joyeux, heureux ? Peut être parce que « le monde n’a jamais été aussi plein de folie à condamner, aussi plein de gens qui sont fous et ridicules » (dixit Robert Burton 1621) ...

Cette manifestation soudaine et incontrôlée de notre corps dont on sait qu’elle est le « propre de l’homme » est provoquée par des émotions, des états d’esprit. Mépris, raillerie, dérision, orgueil ou à l’inverse bienveillance, joie de vivre… C’est aussi une arme, une technique que de nombreux auteurs manient pour peindre le monde, en donner une certaine vision.

Les humoristes ne seraient-ils pas des philosophes ?....

 Le débat mené dans la bonne humeur a été suivi d'une séquence humour avec Fanny Spinetta, humoriste et comédienne.

Introduction au sujet

Voir quelqu'un tomber, entendre des blagues que nous jugeons absurdes, des mots d'esprit, regarder des dessins humoristiques, des personnages  de  types caricaturaux , comme dans des comédies de Molière...déclenchent  souvent des rires.

 

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Retour sur Café-philo du 20 septembre 2016

Les Droits de l’Homme sont-ils universels ?

 Les philosophes Grecs en parlaient déjà… Depuis le 17 ème siècle le concept de droits de l’homme progresse, il s’est concrétisé par des conventions nationales affirmant les « droits de » et les « droits à ». Il s’étend au 20ème siècle par des traités internationaux et des dispositifs législatifs dédiés à l’application d’une justice internationale. Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen adoptée en 1948 par l’ONU, Convention européenne des Droits de l’Homme en 1950, Cour Pénale Internationale en 2002…

 La sphère des droits humains s’élargit peu à peu mais ceux-ci sont loin d’être mondialement reconnus et appliqués. Des Etats contestent leur caractère universel, d’autres élaborent leur charte inspirées de leurs spécificités culturelles, religieuses, politiques…

 Les droits de l’homme, émanation d’une culture ou aspiration universelle ?  Nous nous sommes interrogés sur leur contenu, la notion de droit, de devoir, de morale, d’éthique et aussi sur ce que nous souhaitons pour le monde d’aujourd’hui, et pour celui de demain ... 

 

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Café-philo du mardi 18 octobre 2016

 Suis-je libre de penser ?

 Je suis parfaitement libre, remarquait Descartes, d'adhérer ou non à une idée. Personne ne peut me forcer à croire ou non une chose, et d'ailleurs personne ne peut même savoir ce que je pense. On peut donc me forcer à agir, mais non à penser telle ou telle chose.

  Nous sommes libres de penser donc, mais notre pensée est-elle vraiment libre ?

 L'origine, la famille, l'éducation, la localisation, les études, l’accès à des connaissances scientifiques, les hasards des rencontres de personnes charismatiques qu’elles soient artistiques ou politiques ou religieuses, la société dans laquelle on vit, l’usage des technologies, etc. ont une influence souvent déterminante dans nos raisonnements.

 Alors qu’est-ce qu’être libre ?

 Indissociable de la liberté de penser, il y a aussi la liberté de conscience, celle du for intérieur de l’individu. Elle a des liens étroits avec les différentes libertés : d’opinion, de création, de se déplacer, de croire ou de ne pas croire …

 Issues d’un long cheminement de civilisation, ces valeurs sont très présentes dans l’actualité 

Quelques notes prises au fil du débat

   En quoi consiste la liberté de penser ?

 

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Retour sur le café philo du 21 juin 2016

Une oeuvre d'art a t-elle toujours un sens ?

  « Et voici que le monde (qui n’a pas été créé une seule fois mais aussi souvent qu’un artiste original est survenu) nous apparaît entièrement différent de l’ancien, mais parfaitement clair. » Par cette pensée, Marcel Proust résume en quoi l’art met en jeu une réflexion sur l’être, sur la réalité, sur l’apparence. Rejoignant en cela Aristote (322 avant notre ère) qui estimait que l’art permet d’atteindre une vérité plus générale que la vérité immédiate.

  Expression unique et originale du monde, l’œuvre d’art a des fonctions sociales, des dimensions émotionnelles. Elle n’implique pas que l’artiste qui interprète mais aussi le sujet qui perçoit et reçoit la création selon sa subjectivité, selon le contexte social et l’époque où il baigne.

 Ainsi la définition de l’art, la valeur, la signification de l’œuvre d’art varient selon les périodes historiques, notre rapport au passé, l’actualité…  

Mais au fait, de quoi l’œuvre d’art est-elle la révélation ?...

 Une œuvre d’art est la création d’un artiste donc d’un sujet qui pense, qui ressent et conçoit en fonction de son histoire personnelle, de son état d’esprit, de sa culture et de son époque. L’œuvre est donc le résultat d’un travail qui suppose qu’il y ait eu des intentions et des attentes de la part de son créateur. C’est pour ces raisons que l’on parle d’un sens de l’œuvre, le mot sens évoquant l’idée que l’œuvre signifie quelque chose, qu’elle renvoie à autre chose qu’elle-même – une idée, un sentiment, une émotion, etc. – conformément à la définition du signe en général.

 

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